À propos de l’organisation et des effectifs de la cavalerie de la Garde en février 1814
- Quatrième partie -

Essai d’ordre de bataille : Montmirail, 11 février 1814[1]

Cavalerie de la Garde
Général de division Nansouty
Chef d’état-major : major Laloyère
Aide de camps : colonel Lascours, chef d’escadron Elie de Périgord [2]

1re Division de cavalerie de la Garde
Commandant : Général de division Colbert

..........2e Régiment de Chevau-légers lanciers……………………………...500
..........2e Régiment d’Éclaireurs……………………………………………....350 [3]
..........Escadron de jeunes Chasseurs……………………………………,,.250 [4]
..........Escadron de Mamelucks………………………………………..……100
…………………………Total : …………………………………………..…1200

2e Division de cavalerie de la Garde - « Jeune Garde »
Général de division Levesque de Laferrière
Général de brigade Letort
..........Régiment de Grenadiers, jeune garde…………….…………………400
..........Régiment de Dragons, jeune garde……………...……………..……400
..........1er Régiment d’Éclaireurs………………………………………..….…400 [5]
…………………………Total :………………………………………………1200

2e Division de cavalerie de la Garde - « Vieille Garde » [6]
Général de division Guyot [7]

..........1re Brigade
..........Général de brigade Krasinski
....................1er Régiment de Chevau-légers lanciers polonais……………550
....................Régiment de Chasseurs à cheval…………………………...…400 [8]
....................3e Régiment d’Éclaireurs……………………………………..…300 [9]

..........2e brigade [13]
..........Général de brigade d’Autancourt
....................Régiment de Grenadiers à cheval de la Garde…………....…550
....................Régiment de Dragons de l’Impératrice……………………..…400
……………………………Total :……………………………………………2200

……………………………Grand total :………………………………….…4600 sabres

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Notes

[1] En l’absence de documents ou témoignages pouvant affiner les résultats de ce travail en apportant un éclairage définitif, cet exercice de déduction et d’extrapolation se base sur ce qui précède. Il est tout de même permis de croire que ces chiffres ne s’éloignent pas de manière importante de la réalité.
[2] Selon Griois, Mémoires, p. 283.
[3] Le 24 janvier, un premier détachement de 313 hommes et 334 chevaux est dirigé sur Châlons. Le 4 février, le régiment reçoit un complément de 8 officiers et 200 hommes, ce qui porte l’effectif opérationnel à 521 cavaliers. Jaeger,
Tradition Magazine no 164.
[4] Les jeunes chasseurs et les mameluks ont rejoint avec la colonne Kirmann (600 cavaliers), la veille de Montmirail.
[5] Embrassant la période comprise entre le 27 décembre 1813 et les premiers jours de mars 1814, il existe deux volumes de registres matricules du Corps, l'un pour la Vieille Garde, l'autre pour la Jeune Garde. Le premier volume comprend 506 numéros (pour 501hommes). Le second registre comprend 608 numéros (Jeune Garde). Brunon, p.18.
[6] Cette division fournit les quatre escadrons de services alors commandés par le général Lion.
[7] Le général Lefebvre-Desnouettes a été blessé le 29 janvier à la bataille de Brienne, le général Guyot le remplace.
[8] En appliquant aux chasseurs un taux d’attrition similaire à celui des deux autres régiments avec lesquels ils ont retraité depuis le Rhin, nous pouvons avancer qu’ils n’étaient pas plus de 350 le 13 février (déchet quotidien de 1,5% pendant 42 jours – effectif de départ 649 cavalier), donc environ 400 au jour de Montmirail.
[9] « Le 14 [mars], après l’affaire de Reims, le général Dautancourt, malade depuis quelque temps, partit pour Paris afin surtout d’y presser l’organisation des éclaireurs polonais attachés à son régiment sous la dénomination de 3e régiment d’éclaireurs de la garde par le décret impérial du 9 décembre 1813, et dont une partie des quatre premières compagnies seulement était à l’armée ».
D’Autancourt, Notes historiques.

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